La fraude en entreprise.

calculator-178124_640

Selon une enquête menée auprès de 5 128 entreprises à travers le monde, 60% des fraudes sont commises par un collaborateur… « C’est généralement une personne sympathique qui bénéficie de toute la confiance de son management. Il est donc très difficile à identifier », selon Jean-Louis Di Giovanni, responsable de l’étude.
L’appât du gain, l’argent facile, une virgule qui se décale par inadvertance, résultat, en France plus d’une entreprise sur deux déclare avoir été victime de fraude en 2013. 37% des entreprises à l’échelle internationale ont ainsi été dupées.

Pourtant, les techniques de traque aux fraudeurs sont de plus en plus répandues et notamment en France, qui excelle dans le domaine, avec un taux de détection de 62% contre 55% dans le monde.

Si le détournement d’actifs reste le plus usité (61%), pour 44% des entreprises c’est la cybercriminalité qui représente la plus grande inquiétude. La fraude aux achats, quand à elle tient la seconde place des fraudes les plus courantes (29%).

Autre technique « osée » recensée par l’enquête : la fraude « au président », technique semblerait-il très Française, qui consiste à usurper l’identité du dirigeant le temps d’un appel au chef comptable, afin qu’il ne vire en tout confidentialité une somme dite sur un compte étranger.

A travers les 95 pays observés, une entreprise sur deux a déclaré une fraude de plus de 73 000 euros. C’est le cas d’une entreprise sur trois en France.

La France fait preuve de plus de sévérité en licenciant 86% des ses fraudeurs démasqués contre 79% dans le monde. 60% des cas font l’objet d’un dépôt de plainte en France contre 49% à l’échelle internationale.